Equest'arts

Le blog de mon autre grande passion : la peinture. Mon parcours dans un monde hermétique et surtout impitoyable !

24 octobre 2007

Avant-propos

La passion des chevaux et de la peinture est née en même temps à l'âge de 4 ans...

Petite gamine de banlieue parisienne, fille d'immigrés Espagnols du côté paternel, je n'ai jamais eu l'opportunité de voir quelqu'un peindre ! Déjà l'école était la principale pensée que je devais avoir quasiment jour et nuit, si j'avais le malheur de commencer un croquis il était directement jeté à la poubelle, aussi je rusais et je dessinais en cachette, parfois au fond du lit à l'aide d'une lampe électrique, ou bien dissimulé sous un gros livre de classe... A l'école justement les cours de dessin étaient guère intéressants et les sujets sans arrêt les mêmes, une fois dans l'année nous avions un sujet libre et là je m'appliquais à dessiner un cheval, la maîtresse s'empressait de l'enfouir sous un tas sans jamais donner son avis ou bien de m'enguirlander devant tout le monde ! J'étais là pour apprendre ? Lorsque j'ai visité le Musée du Louvre la première fois, je suis restée ébahie devant les oeuvres gigantesques représentant Napoléon à cheval pendant ses campagnes. Toutes ces couleurs, tous ces détails, les expressions des chevaux étaient si vivants ! Je me disais déjà que plus tard je ferai moi aussi des tableaux colorés, avec des scènes réalistes, des chevaux aux longues crinières pris sur le vif en train de galoper ou bien de se cabrer...

Les années passent vite pour certains, pas pour d'autres. Le collège et son lot de brimades, de violences quotidiennes me ruinaient le moral, lorsqu'un de mes dessins était au mur il était presque aussitôt saccagé par des vendales sans aucun remors, déjà qu'on ne les punissait pas lorsqu'ils torturaient les autres élèves, alors des dessins... De trop lourdes études ont mis de côté mes croquis et mes espoirs équestres en même temps, mais ma vie se soulage un peu en 1975 lorsque je quitte ce collège maudit ! Je profite des vacances scolaires pour faire des essais sur de grandes feuilles de papiers que je collais les unes aux autres, les restants de gouache de l'année scolaire étaient toujours précieusement gardées. Les modèles sont des gravures des dictionnaires ou de livres, les sujets ne sont vraiment pas faciles mais ça en vaut la peine, les traits sont déjà mieux et les postures un peu moins statiques. Mon père apprécie mon travail et me donne toujours des critiques constructives, il m'encourage.

Au lycée j'ai un programme très chargé et des journées de 13 à 16 heures, les études me bourrent le crâne, j'ai des insomnies avec la sténographie qui est aussi compliquée que des hiéroglyphes !Pas le temps de dessiner et de peindre, je dois attendre la fin de la 2e année et aussi mes diplômes obtenus, car sinon gare à moi ! L'année 1976 me libère enfin du lycée, mes diplômes en poche, et là je décide de vraiment me consacrer au dessin puisque l'équitation c'est hors de question... J'emprunte des livres avec des photos de toutes les dicplines équestres, j'étudie les couleurs des robes des chevaux, les races et leurs caractéristiques (très important pour progresser) et déjà les pur sang arabe sont mes modèles favoris. Lorsque je me rends au salon du cheval à Paris pour la première fois c'est un déclic, je dois capturer la matière vivante telle un étalon sauvage et la fixer à jamais. Mon père apprécie mes progrès et me dit de continuer, que je devrais peindre sur toile, ce serait plus réaliste et plus facile à vendre...

Mon rêve équestre prend forme en 1977, mon premier cheval arrive dans ma vie en 1978 et en 1979 ma première toile voit le jour !

Posté par gelckebab45 à 21:09 - PRESENTATION - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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